Agence Grenelle Environnement

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La pollution de l'air

L'air extérieur est largement plus sain que l'air intérieur de nos logements!

Pollution extérieur de l'air

 Vous pouvez télécharger ici le fascicule de l'ADEME sur la qualité de l'air intérieur et la ventilation

La pollution de l’air intérieur, une question de santé

L’air intérieur est 30 à 100 plus pollué que l’air extérieur. Cette affirmation peut étonner lorsqu’on ignore l’origine de la pollution de l’air intérieur. Cependant les tristes cas d'intoxication grave par le monoxyde de carbone sont des cas extrêmes de cette pollution. Attention ces cas représentent une forte exposition au polluant, alors que quotidiennement nous sommes exposés en continue à de faibles doses de polluants dont les effets sur la santé ont été relativement étudié (allergies, difficultés respiratoires…).


La pollution Intérieur

En vingt ans, l'asthme a doublé et touche aujourd'hui 10 à 12 % des enfants en France. Aux Etats-Unis, le cancer chez les petits a progressé de 30 % à 40 % en vingt-cinq ans pour les leucémies et les tumeurs du cerveau, et de près de 70 % pour les cancers du testicule (Environmental Health Perspectives, juin 1998).
La pollution de l'air à l'intérieur des maisons est de plus en plus suspectée d'en être en partie la cause.

Actuellement on accorde peu d’intérêt aux études sur la qualité de l’environnement dans la maison, alors que son impact sur la santé est certainement au moins aussi important que celui de l’environnement extérieur.

En effet, les sources de risque pour la santé y sont nombreuses et variées : contaminants biologiques, pollution de l’air, bruit...
Et les niveaux des facteurs de risque sont parfois bien plus élevés que dans le milieu extérieur : monoxyde de carbone, fumée de tabac de l’environnement, radon, etc...
De plus, il peut y avoir une synergie des effets lorsque plusieurs polluants sont en présence.
Quant à la durée d’exposition, elle est dans l’essentiel des cas bien supérieure au temps passé à l’extérieur : les gens passent en moyenne 80% de leur temps dans des bâtiments, et ce taux est encore plus élevé chez les populations les plus fragiles : jeunes enfants, personnes âgées, malades.

Aujourd'hui tout reste à étudier. Le problème est complexe, les atmosphères intérieures d'un bureau dans une tour ultramoderne, d'un vieil appartement ou d'un pavillon par exemple n'ont pas grand-chose en commun.

Un grand bol d’air reste le meilleur remède contre la pollution intérieure. Pour faire respirer l’habitation, il faut l’aérer et la ventiler.

L’air que nous respirons chaque jour est à 90% du temps un air intérieur très peu ventilé (au travail, à la maison, à l’école, dans les magasins, dans les transports, …). Bien qu’il nous paraisse parfaitement salubre, cet air contient des polluants tout comme les fumées rejetées par les industries et les automobiles…

 

Les murs de notre maison nous protègent du froid et des nuisances sonores, mais ils favorisent très facilement le développement et la concentration de polluants intérieurs. Ces derniers sont générés par les matériaux de construction, la décoration, les produits ménagers, les appareils de chauffage, les parfums d’ambiance, les plantes, les animaux, …

Cette pollution domestique a donné lieu ces dernières années à de nombreuses études scientifiques. Des résultats inquiétants en ressortent puisque, sans le savoir, nous sommes entourés de composants chimiques nocifs, susceptibles de causer des allergies et des maladies chroniques plus ou moins graves. Les enfants et les personnes âgées demeurant les plus sensibles.

 

Habitat mal ventilé :

- aggravation des pathologies respiratoires, ORL et ostéoarticulaires ;
- augmentation de l’exposition aux contaminants : COV (composés organiques volatils), allergènes, moisissures, produits de combustion, radon, champs électromagnétiques…
Humidité inférieure à 30 % :
- dessèchement de la muqueuse respiratoire qui ne joue plus son rôle de défense contre les germes pathogènes
- irritation oculaire pour les porteurs de lentilles
- phénomènes électrostatiques désagréables.
Humidité supérieure à 80 % :
- pas d’évacuation de la transpiration.

 

Ventilation et aération

Si le contrôle et l'élimination des polluants à la source reste le moyen le plus radical et le plus efficace pour éviter toute pollution de l'air intérieur, une bonne ventilation, qu'elle soit naturelle ou mécanique est tout aussi indispensable si l'on veut obtenir un air ambiant de bonne qualité.

La ventilation dans une maison a plusieurs fonctions :

  • Assurer un apport d'air neuf, donc en principe non pollué.
  • Contribuer à l'hygiène de vie des occupants en évacuant les odeurs, les contaminants biologiques générés par les occupants et les polluants chimiques émis par les matériaux et les combustions.
  • Eviter les désordres dus à une humidité intérieure trop élevée

 

La ventilation mécanique

Autrefois, la ventilation des maisons se faisait naturellement par des infiltrations d'air non contrôlées dues le plus souvent au manque d'étanchéité des portes, des fenêtres et des chassis, etc... Mais de nos jours, pour des raisons d'économie d'énergie et en principe dans le but de nous assurer un meilleur confort, les constructions sont devenues étanches et le renouvellement de l'air indispensable à notre bien être et à notre santé se fait essentiellement par des systèmes de ventilation mécanique.

La conception, l'installation et la mise en oeuvre de cette ventilation mécanique contrôlée, plus couramment appelée VMC, doivent être conformes à la réglementation et aux DTU si on veut éviter tout problème et nuisance. Le matériel proposé doit avoir des caractéristiques et des rendements optimum. La qualité du matériel et sa fiabilité dans le temps sont essentielles!